Les radicaux en Indre-et-Loire sous la 3e République pendant l’entre-deux-guerres (1918-1940)
L’érosion d’un bastion électoral

Bérel Jean-François
Sous la direction de : Gilles Richard

Année de début : 2019
Discipline : Histoire
Localisation : Tours
École doctorale : ED STT
Affiliation : Rennes 2

Résumé

Ce projet de thèse, monographie d’histoire politique, a pour ambition d’étudier le parti radical, principale force politique française pendant l’entre-deux-guerres à travers l’exemple de sa fédération d’Indre-et-Loire, modèle de bastion électoral radical (la majorité des maires du département étaient radicaux).

Un bastion entrant dans une période de déclin, mal perçu sur le moment, qui commence dès les années 1920 puis s’accélère et se révèle brutalement au moment du Front populaire. Pour comprendre les fondements de l’hégémonie socio-politique du radicalisme tourangeau et les causes de son effritement progressif, il conviendra d’abord de l’inscrire dans le contexte général de l’essor du salariat et de la crise des classes moyennes propriétaires et indépendantes qui caractérisent l’entre-deux-guerres.

Il conviendra aussi d’étudier le parti dans toutes ses dimensions, en fonction des archives disponibles. Non seulement ses « élites » les plus en vue, députés et sénateurs, mais aussi ses cadres (les délégués d’Indre-et-Loire au Comité exécutif du parti et lors de ses congrès annuels ainsi que les responsables fédéraux) sans oublier l’ensemble des militants de base, membres des divers comités locaux qui quadrillaient le département. À cela s’ajoutera la mesure précise de son poids électoral aux différents niveaux : municipalités, cantons, circonscriptions et arrondissements.

Enfin, il s’agira de suivre les positionnements politiques successifs des radicaux d’Indre-et-Loire durant la période, au fil des phases d’une histoire politique marquée à l’échelle nationale par une grande instabilité : Bloc national (1919-1924), Cartel des gauches (1924-1926), « union nationale » poincariste (1926-1928), radicaux dans l’opposition à l’union nationale (1928-1932), Second Cartel des gauches (1932-1934), retour à la troisième union nationale (1934-1936), Front populaire (1936-1938) et enfin, nouveau retour à l’Union nationale daladiériste (1938-1940).