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(en cours)

Action publique, démocratie et territoires en transition

Les chercheurs de cet axe se retrouvent aujourd’hui autour d’un intérêt pour les activités de gouvernement et d’organisation, de l’étude des professionnels politiques et de la compétition électorale à celle de politiques publiques sectorielles, des instruments, mesures et dispositifs d’intervention, analysés de leur conception à leur mise en œuvre aux multiples niveaux territoriaux. Cet axe encourage une pluralité de points de vue, d’épistémologies et de perspectives disciplinaires sur les acteurs, les organisations et sur les pratiques de gouvernement : sociologie de l’action publique et des organisations, approches de gestion, économie, histoire du temps présent, études d’aires culturelles. Une priorité est donnée aux territoires comme échelle d’observation, en prenant le local comme laboratoire pour explorer des processus multiniveaux et des interactions plus larges entre pouvoirs (interdépendances entre marchés politiques nationaux et locaux en matière de compétition électorale, inscription de l’analyse des régulations et actions de gouvernement dans les espaces européen et international).

Du point de vue des méthodes, les travaux menés ont le souci de fonder les analyses sur un éventail de techniques d’investigation et d’interprétation des données, sans exclusive ni a priori méthodologiques ou théoriques : usage de méthodes mixtes (approches qualitative et quantitative), pratique des comparaisons à petit ou moyen nombre de cas ; mobilisation des données en masse (big data, gisements numériques issus des réseaux sociaux).

Gouvernance, inégalités et territoires en transition

Il s’agit d’interroger la territorialisation des inégalités sociales, économiques, environnementales et leurs effets politiques (mouvements sociaux, action publique multiniveaux et multi-acteurs). Une interrogation spécifique – impulsée par le collectif associé à la chaire « Territoires et mutations de l’action publique » (TMAP) – porte sur la prise en compte des enjeux des transitions multiples auxquels font face les territoires et les organisations. Les questions de recherche les plus structurantes sont de trois ordres : les différenciations territoriales et les expérimentations institutionnelles (1) ; les gouvernances des solidarités humaines et territoriales face aux défis des inégalités sociales et territoriales (2) ; l’accompagnement des transitions et la résilience territoriale (3) ; les résistances et adaptations organisationnelles (ex : RSE, participation) face aux transitions.

Dynamiques gouvernementales et politiques publiques

Cette deuxième thématique se caractérise par une focalisation sur des actions publiques sectorielles, avec un accent sur des domaines porteurs d’enjeux sociétaux saillants (environnement, santé environnementale, gestion des illégalités et des marges dans les politiques urbaines, régulation des plateformes de services par les villes …). Les questions de recherche travaillées dans ce groupe portent sur les logiques de développement, les déterminants et les impacts des actions de régulation quand elles abordent de nouveaux domaines d’intervention (« l’environnement intérieur », encadrement du capitalisme de plateforme, transition écologique, érosion massive de la biodiversité, etc.) ou mobilisent des outils aux logiques spécifiques (dispositifs de gestion en matière environnementale, instruments et savoirs des économistes en appui des politiques, solutions « basées sur la nature »).

Démocratie et vie politique du national au local

Les recherches s’attachent ici aux dimensions variées de la vie et de la profession politique en démocratie, en proposant des analyses du métier politique, des partis et de leurs milieux, des campagnes, de la compétition électorale et de son traitement médiatique. Elles s’appuient sur les sciences sociales du politique (sociologie électorale, sociologie, histoire, sciences de la communication) et une approche principalement qualitative (tout en faisant une place à des projets mobilisant des données massives (dans le sillage du projet ANR MUTADATA). Plusieurs membres ont récemment participé au réseau national de chercheurs, le CREMI (Collectif de Recherche sur les Elections Municipales et Intercommunales).

Organisations publiques et privées : RSE, mission et contribution à la transition

Il s’agit de partir ici du constat que les organisations sont des objets d’étude incontournable dans le cadre des transitions. D’une part leur impact comme leur pouvoir d’agir est considérable. D’autre part, elles sont des objets politiques traversés par les questions d’impact environnemental, démocratisation et horizontalisation des rapports de travail. En dehors des approches traditionnelles (RSE auto-proclamée, labels, notation extra-financière etc.), la loi PACTE consacre les notions de raison d’être et surtout de mission. Les études de cas menées jusqu’à présent permettent de rendre compte de trajectoires singulières associant engagement territorial, nouvelles formes d’organisation et engagement sociétal / environnemental.

Un séminaire d’axe (parallèlement au séminaire général) a vocation à rythmer les rencontres de ses chercheurs et à alterner les types de séances. Les séances dédiées à la présentation et à la discussion des travaux des chercheurs de l’axe (doctorants, membres permanents), doivent ainsi s’intercaler entre des séances d’invitation de chercheurs extérieurs.

Un projet fédérateur à construire : la diversité relative des approches et des objets rend illusoire de vouloir fédérer l’intégralité des chercheurs autour d’un même projet ou mot d’ordre scientifiques. Mais au regard des ancrages scientifiques du laboratoire, raisonnant avec les enjeux sociaux et d’action publique, un projet structurant autour de l’environnement pourrait être développé. Il est en effet susceptible de croiser aussi bien les approches en termes d’action publique, de territorialisation que de sociologie politique (ce que l’enjeu environnement fait au champ politique et inversement).

Publié le 14 Oct 2021