Pierre Wokuri

Doctorant - Membre associé.e

Affiliation : IEP Rennes
Statut : Non permanent
Grade : --
Section : --
Équipe/Chantier/Service : Équipe Institutions et échelles d'action publique / Chantier Environnement /

--
Bureau : --

Domaines d'expertise

Politiques publiques

Economie politique

Coopératives

Énergies renouvelables

Marchés de l’électricité, Économie sociale et solidaire

Carrière

2020- : Post-doctorant au Laboratoire Passages, UPPA, recherche sur le mouvement pour le désinvestissement dans les énergies fossiles en Afrique du Sud et en France

2018-2019 : Attaché temporaire d’enseignement et de recherche(ATER) Institut d’Etudes Politiques de Rennes:

2015-2018: Contrat doctoral ADEME : “Orienter et activer : Les projets coopératifs d’énergie renouvelable à l’épreuve du marché. Une comparaison Danemark, France et Royaume-Uni”.

2014-2015 : Master Action et Espaces publics en Europe(AEPE), Institut d’Études Politiques de Rennes, Mémoire de recherche sous la direction de Romain Pasquier : “L’éolien au Danemark : un style de politiques publiques en mutation

2012-2014 : Professeur de sciences économiques et sociales au Lycée Français de New Delhi

2015-2016    «Politiques publiques», deuxième année, Sciences Po Rennes

2015-2019   «European Studies»,séminaire en anglais aux étudiants étrangers, Sciences Po Rennes

«Énergies renouvelables et participation:comparaisons internationales»Master Ingénierie de la prospective et de la concertation, Sciences Po Rennes

2016-2017: «Enjeux et pratiques du lobbying»: Master Gestion de Projets Européens, Université Bretagne Sud

2017-2019: “Sociologie des territoires”: 2e année Sciences Po Rennes;

2018-2019: “Introduction à la Sociologie”, 2e année Sciences Po Rennes;

2018-2019 : “Politique comparée”, 2e année Sciences Po Rennes

-Responsable de l’équipe de recherche  “Islands of innovation in the UK and the Czech Republic“dans le cadre du projet européen Shape Energy ;

-Co-responsable de l’équipe de recherche Démocratiser la transition énergétique? Sobriété et précarité énergétiques dans les initiatives de transition : Émergence, diffusion et impact des expériences citoyennes dans trois pays européens (France, Espagne, Royaume-Uni) soutenu par le programme CIT’IN avec Renaud Hourcade;

Publications

2021 : “Community Energy in the United Kingdom : beyond or between the Market and the State?”, Revue Française de Civilisation Britannique , XXVI-2 |

2019 : “Participation citoyenne et régimes de politiques publiques : nouvelle donne ou donne inchangée ? Le cas des projets coopératifs d’énergie renouvelable au Danemark et en France” in Lien social et Politiques, (82), pp. 158–180

La participation citoyenne dans l’éolien au Danemark : institutionnalisation durable ou expérimentation temporaire ? » in Participations, vol. 23, no. 1, 2019 pp. 193-217

 

2019 : « Consumer (Co-)Ownership in Renewables in France », in J. Lowitzsch (dir.). Energy Transition, Financing Consumer Co-Ownership in Renewables. Palgrave, Macmillan (avec Melike Yalçin-Riollet et Claire Gauthier).

2018 : “Les instruments de soutien aux énergies renouvelables : obstacles ou opportunités pour le développement de projets citoyens ? Le cas de l’éolien au Danemark in L’Etat face à ses transformations », sous la direction de Benjamin Biard. Louvain-La-Neuve : Academia-L’Harmattan, Collection Science Politique, N° 22.

Démocratie participative » Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics.

2017 :Dictionnaire encyclopédique de la décentralisation, Notice Énergie, Berger Levrault.

6 Novembre 2015 : Séminaire «Acceptabilité sociale de l’éolien»,  Allemagne,France, Écosse,  Pays-Bas et Pologne en comparaison, Discutant, Centre de Recherches Internationales(CERI) Institut d’Études Politiques de Paris

25 Mars 2016 : Séminaire chaire Territoires et Mutations de l’Action Publique(TMAP), Rennes:«Coopératives citoyennes et gestion des énergies renouvelables: le cas danois»

26 Janvier 2017 Colloque «Les expérimentations démocratiques», GIS Participation, Paris,”Les projets “citoyens” d’énergie renouvelable impliquent-ils des modes de participation plus larges que les projets “conventionnels” ? Les cas de l’éolien et du photovoltaïque en France

21 Mars 2017 : Séminaire Environnement, CRAPE Arènes, discutant d’Elizabeth Wilson, “La régulation des marchés de l’électricité aux États-Unis“, Rennes.

29 Mars 2017 Doctoriales «Économie & Sociologie», Paris Dauphine,«Les projets citoyens d’énergie renouvelable en France et au Danemark: entre rupture et continuité avec les acteurs conventionnels».

3 Avril 2017 : Congrès de l’Association Belge Francophone de Science Politique, Mons, “Les instruments de soutien aux énergies renouvelables : Obstacles ou opportunités pour le développement de projets citoyens ? Le cas de l’éolien au Danemark

25-30 Avril 2017 : European Consortium for Political Research (ECPR) Joint Sessions, Nottingham, «Blowing in the Wind? Explaining the Divergent Rise of Off-shore Wind Power in Denmark and Spain»

Juillet 2017 : Congrès de l’Association Française de Science Politique(AFSP), Montpellier, Les projets «citoyens» d’énergie renouvelable en France et au Danemark: une confrontation David contre Goliath?Les cas de Wind People et d’IDSE

Octobre 2017 : INOGOV Workshop, Sciences Po Bordeaux, The instruments fostering citizens’ participation in renewable energy projects: a promise of power or the power of promise?  Insights from Denmark and the UK;

Juillet 2018: XIX ISA World Congress of Sociology, Toronto, Carbon Capitalism, Climate Capitalism, Energy Democracy “Community” Renewable Energy Projects: A David Versus Goliath Battle? Insights from Two Initiatives in Denmark and France (avec Louise Jensen);

Septembre 2018 : Joint PhD Seminar Sciences Po Paris/MPIfG ,Cologne, The Role of the Future in Economic and Political Sociology, Cologne, Köln, Community Renewable Energy Projects and their Confrontation to the Electricity Market: Denmark, France and the United Kingdom in comparaison;

Juin 2019 :  4th edition of the International Conference on Public Policy (ICPP4), Montreal, “Political Economy of Natural Resources: Modes of Governance and Local Dynamics“, Panel chair (avec Sébastien Chailleux)

Juillet 2019 : Congrès de l’Association Française de Science Politique(AFSP), Bordeaux, ST45 Micro-macro. Enjeux méthodologiques des analyses à plusieurs niveaux, “L’épreuve de la comparaison, la comparaison à l’épreuve : confronter cas nationaux et observations locales pour analyser les projets coopératifs d’énergie renouvelable au Danemark, en France et au Royaume-Uni”

Orienter et activer : Les projets coopératifs d’énergie renouvelable à l’épreuve du marché : une comparaison multi niveaux Danemark, France et Royaume Uni Soutenue le 22 octobre 2020
Jury : Claire Dupuy, Professeure de politique comparée, UC Louvain, rapporteure ,Andy Smith, Directeur de recherche FNSP – Sciences Po Bordeaux – Centre Emile Durkheim, rapporteur, Aurélien Evrard, Maître de conférences en science politique, Université de Nantes, examinateur, Graeme Hayes, Reader, Aston University, examinateur, Pascale Trompette, Directrice de recherche CNRS, Pacte, examinatrice, Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS – Arènes, directeur de thèse, Sylvie Ollitrault, directrice de recherche CNRS- Arènes.

Résumé : La transition énergétique, tantôt utilisée comme mot d’ordre politique, tantôt comme notion analytique, est souvent mobilisée pour exprimer un changement important dans l’organisation et le contenu des politiques énergétiques, ainsi que des comportements collectifs et individuels. La présente thèse s’est attachée à examiner l’une des dynamiques de cette dite transition en analysant la mise en action d’initiatives de production et de distribution d’électricité d’origine renouvelable par des acteurs collectifs citoyens, seuls ou en partenariats avec d’autres acteurs de marché : les projets coopératifs. La thèse s’articule autour de trois niveaux d’analyse : les régimes nationaux de politique publique de l’électricité, les organisations collectives représentant les intérêts des projets coopératifs et neuf organisations coopératives. La thèse montre que la participation des projets coopératifs s’explique par deux formes de pouvoir économique :

-Le pouvoir d’orientation qui désigne la capacité des organisations collectives des projets coopératifs à orienter et s’orienter au sein d’un régime de politique publique pour créer des possibilités de mise en marché;

-Le pouvoir d’activation qui désigne la capacité des projets coopératifs à activer des possibilités (juridiques, financières, sociales et politiques), présentes à l’état latent dans le régime de politique publique et nécessaires pour leur concrétisation.

À partir d’une enquête qualitative (entretiens semi-directifs, observations, analyse de documents de politique publique, business plan…) et comparative (Danemark, France et Royaume-Uni), la thèse entend contribuer à la compréhension des dynamiques de changement dans l’action publique, de la trajectoire d’une innovation au sein d’un marché et des relations entre activités économiques, action publique et action collective, tout en enrichissant la prise en compte des modèles ou styles de politiques publiques via la notion de régime de politiques publiques. Si les trajectoires nationales diffèrent, les contenus des mix électriques se distinguent, les cas britanniques, danois et français convergent toutefois autour d’un résultat commun : la participation neutralisée des projets coopératifs. Dans ces trois États, ces initiatives restent cantonnées au statut de niches dont la diffusion est partielle et sont neutralisées. La thèse identifie quatre éléments décisifs pour expliquer cette neutralisation : (i) les difficultés des organisations collectives des projets coopératifs à institutionnaliser les avantages obtenus ; (ii) les difficultés des projets coopératifs à orienter les régimes vers une reconnaissance de leur spécificité ; (iii) la faible autonomie des projets coopératifs dans l’exercice d’un pouvoir d’orientation ; (iv) les difficultés à créer des circuits de commerce autonomes et propres aux projets mis en action. Si les projets coopératifs parviennent parfois à s’insérer dans des marchés nationaux, leur contribution au changement reste relativement mineure dans l’état actuel des contraintes politiques et économiques qui pèsent aux niveaux nationaux.

Appréciations générales du jury : « Rigueur et réflexivité sur l’articulation entre échelles d’observation macro, méso et micro ;

– Production de données robustes et nouvelles sur l’impact des changements de politiques publiques sur la stabilité des marchés énergétiques dans trois pays ;

– Capacité à tenir ensemble des ambitions théoriques fortes, un dispositif méthodologique rigoureux et efficace et un ensemble de résultats scientifiques riches et convaincants ;

– Travail de thèse qui sait naviguer entre les conditions et cadres structurels à deux niveaux et dans trois pays et l’agency des acteurs sociaux ;

– Convaincant travail de systématisation et de montée en généralité».

2018 : “Islands of innovation in the UK and the Czech Republic  in SHAPE ENERGY Research Design Challenge: Control, change and capacity-building in energy systems. Horizon 2020(avec Viera Pechancova)

2015: “La gouvernance territoriale de l’éolien offshore(GOVEOL): Étude comparée: France, Danemark et Espagne, Novembre 2015 Agence de l’Environnement et de maîtrise de l’énergie(ADEME); (avec Aurélien Evrard, Jean-Baptiste Harguindeguy et Romain Pasquier)

Octobre 2017 : Nordic Folkecenter for Renewable Energy, Hurup, Danemark, Cooperative energy in Denmark, France and the United Kingdom

Avril 2018: Cycle d’échanges sur la participation citoyenne pour la transition sociale et écologique, La participation citoyenne et la transition énergétique, Institut du Littoral, La Rochelle;

Juin 2018 : Clim’actions Bretagne Sud, Journées Transition Energétique Citoyenne, Vannes et Lorient, Les coopératives éoliennes danoises.

Médias

Covid-19 et politiques énergétiques : choc majeur ou déstabilisation mineure ? AOC, 26 juin 2020