Infos pratiques

Mardi 1 décembre 2026 à 13h30 > 17h00
EHESP - Amphi Simone Veil

Intervenant.e(s)

Marie Mainguy
EHESP

Soutenance de thèse de Marie Mainguy

 

Inégalités sociales et territoriales de prise en charge dans la sclérose en plaques

Direction de thèse :

  • Emmanuelle LERAY, Directrice de recherche Inserm, Arènes
  • Cécile DONZE, Maîtresse de conférence universitaire et Cheffe de service de médecine physique et réadaptation fonctionnelle, Institut catholique de Lille

Jury :

    • Sophie JACQUIN-COURTOIS, Professeure des Universités – Praticienne Hospitalière, Hospices Civils de Lyon, rapporteure
    • Sébastien BAILLY, Directeur de recherche INSERM, Laboratoire Hypoxie et Physiopathologies cardiovasculaires et respiratoires (HP2), rapporteur
    • Marie-Caroline POUGET, Praticienne Hospitalière, Centre médical Germaine Revel, examinatrice
    • Pierre LABAUGE, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier, CHU de Montpellier, examinateur
    • Viet-Thi TRAN, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier, Université Paris Cité, examinateur
 

Résumé :

Cette thèse avait pour objectif de documenter les inégalités sociales et territoriales de prise en charge des personnes atteintes de sclérose en plaques (SEP) en France, à partir des données du système national des données de santé (SNDS) complétées par une enquête auprès de patients. Nous avons montré que le recours aux traitements médicamenteux des troubles locomoteurs, aux soins de rééducation et aux séjours en soins médicaux et de réadaptation (SMR) était limité, malgré des besoins fonctionnels potentiellement importants. La limitation de la marche était fortement associée à la consommation de soins, mais les recours restaient globalement faibles. Des disparités selon le sexe, la situation socio-économique (individuelle et de la commune de résidence) et le département étaient également observées, y compris pour les traitements de fond de la SEP. L’offre de soins spécialisée, notamment la densité de médecins spécialisés en Médecine Physique et de Réadaptation (MPR), était le déterminant le plus fortement associé au niveau de recours. L’enquête a montré que l’information, la proposition médicale, la proximité géographique et les contraintes familiales ou liées à l’aide apportée à un proche pouvaient du point de vue des patients restreindre les séjours en SMR, particulièrement chez les femmes. Ces résultats suggèrent que la couverture universelle ne suffit pas à garantir un accès équitable aux soins. Le croisement des différentes sources permet de mieux comprendre les mécanismes de ces inégalités et plaide pour une meilleure identification des besoins, une orientation plus systématique et un renforcement de l’offre spécialisée dans les territoires sous-dotés.