
Infos pratiques
Intervenant.e(s)
Marie CatelainUniversité Rennes 2
Soutenance de thèse de Marie Catelain
Jury :
- Stéphanie DECHÉZELLES, Professeure des Universités – Université de Pau et des Pays de l’Adour, rapporteure
- Clémence PERRIN-MALTERRE, Maîtresse de Conférences – Université Savoie Mont Blanc, rapporteure
- Barbara EVRARD, Professeure des Universités – Université de Rouen Normandie, examinatrice
- Julien WEISBEIN, Professeur des Universités – Sciences Po Toulouse , examinateur
Résumé :
Dès les années 1950, le surf et l’escalade se déploient en France dans une dynamique contre-culturelle. L’immersion de leurs pratiquants dans les espaces naturels nourrit l’idée d’un rapport privilégié à l’environnement, fondé sur une connaissance sensible des lieux et un souci de préservation. Toutefois, la sportivisation de ces activités — marquée par leur massification, leur commercialisation et leur institutionnalisation — questionne cette représentation. Leur reconnaissance olympique en 2016 marque une étape décisive de ce processus. Directement ou indirectement, elle modifie les sites de pratique : fréquentation, aménagements, etc. Alors que se renforcent les politiques environnementales, ces évolutions alimentent les tensions autour de la gestion des sites.
Cette thèse analyse la fabrique des mobilisations citoyennes liées au surf et à l’escalade ainsi que leurs effets sur l’action publique. Elle étudie la manière dont ces sports deviennent des objets de controverses environnementales en s’intéressant à la formation des désaccords, à leurs trajectoires et aux stratégies des acteurs concernés. Elle interroge aussi la capacité de ces débats à reconfigurer la gouvernance environnementale multi niveaux. L’enquête repose sur l’étude de quatre conflits liés à un projet de surfpark en Gironde, aux épreuves olympiques de surf à Tahiti, au déséquipement de voies d’escalade en Ardèche et aux restrictions de l’escalade dans les Calanques. À la croisée des sociologies du sport, de la critique et de l’action publique, la recherche montre que les surfeurs et grimpeurs peuvent être perçus à la fois comme des lanceurs d’alerte environnementale et comme des acteurs mis en cause sur ce plan.

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